Hier, dans la soirée, nous avons identifié une des plus grande cause de mortalité de notre
époque : le manque de sens de l'humour.
Comment se fait-il qu'à une époque révolue ne datant que d'une vingtaine d'années il était encore permis de rire de tout et de n'importe quoi ? Comment se fait-il que maintenant le contrôle de
l'information remonte jusqu'aux vidéos sur internet. Comment se fait-il qu'il ne soit plus permis de critiquer qui que ce soit du moment qu'il est important ?
Dans les années 80 il existait des émissions telles que "Le Tribunal des Flagrants Délires". Maintenant on vire Stéphane Guillon de France Inter... On peut vraiment dire que l'humour perd en
force et que ses représentant et ses défenseurs sont de plus en plus matraqués, pourchassés et baillonés par ce qu'on pourrait aller jusqu'à appeler "la Police de la pensée".
Parce que c'est bien de ça qu'il s'agit. Nous n'avons plus le droit de rire de la politique, tandis que la politique semble n'être là que pour nous faire rire. La politique est une chose risible,
où requins corrompus se bouffent les machoires en perdant leur sang rouge vif jusqu'à pâlire et virer au bleu cadavre. Et on ne devrait pas en rire ?! On devrait respecter des prédateurs qui ne
se sentent concernés que par leur propre survie ?! On devrait rendre notre pouvoir et le déléguer à des gens qui ne sont déjà pas capables de s'occuper sainement d'eux-même ?!
ET ON NE DEVRAIT PAS EN RIRE ???
Le monde part en vrille. Il tourbillonne, se heurte, flanche, se redresse et retombe. Le système est pourri jusqu'à la moëlle. Il ne marche plus, et nombreux sont ceux qui en ont conscience. J'ai
toujours considéré que le rire était salvateur, qu'il allégeait et sauvait tout en mettant en exergue certains points auxquels nous ne faisons pas forcément attention. Des journaux tels que "Le
Canard Enchaîné" lutte par le rire et pour le rire. Ils rient de tout et surtout d'eux-même. C'est de ce genre de gens que nous avons besoin, pas de politico-coincé, le cul moulé dans leurs
pantalons droits, la brosse du palais ressortant par la gorge, incapable de recconnaître leurs propres erreurs, incapable de s'amender, incapable d'écouter les autres.
C'est pour l'argent qu'ils se battent. L'ARGENT ! Cette chose qui n'a de valeur que pour l'échange et qu'ils amassent et avalent jusqu'à en imploser, jusqu'à en crever, et vomir de l'or par les
narines.
Mesdames, Messieurs, je dis RIONS.
Rions de ces gens qui se prennent au sérieux, rions de nous-même qui osons nous prendre au sérieux. Car ils rient de nous ! Ils se
fichent, ils s'en fichent, ils nous fichent et nous épinglent en riant à gorge déployée de nous voir nous battre pour quelque chose que l'on pense juste. Ils ne supportent pas ces tambours
et ces costumes colorés que l'on arbore, de ces chants que l'on hurle, et de cette joie ambiante sur laquelle la lutte devrait toujours reposer.
Ils veulent un respect qu'ils ne nous donnent pas.
Je ne réitérerai pas mes délires anarchistes sur la non-hiérarchie, et me contentrai de poser la question : est-ce qu'un respect à sens unique est vraiment du respect, ou de la peur ? Peut-on
respecter quelqu'un qui ne nous respecte pas tout en nous respectant nous-même ? Nous avons bien sûr chacun notre réponse, mais la mienne est non. Non je ne peux pas respecter quelqu'un qui ne me
respecte pas. Oui je me suis déjà attirée des emmerde en pensant comme ça, et oui je continuerai à m'en attirer, parce que je ne veux pas que le respect se transforme en peur à un point où je ne
ferai plus la différence.
Le gouvernement ne nous respecte pas, il ne me respecte pas, je ne le respecterai pas. Les flics ne me respectent pas, je ne les
respecterai pas. Et je rirai, et j'ai ris, et je ris toujours devant eux. Parce qu'ils sont risibles dans leurs costumes bleus ridicules, les fesses serrées et l'air grave, les yeux méprisant et
le vers blessant.
Un CRS nous a dit qu'il n'était pas là pour notre sécurité, un gendarme a évoqué le non-respect de la propriété d'autrui, l'offense à la police, des gendarmes nous ont tourné le dos lorsqu'on
leur a demandé un éthylotest pour rentrer chez nous, simplement parce qu'on leur avait exposé nos idées (certes nos idées insistaient fortement sur le fait qu'obéir stupidement à un ordre était
du niveau d'un chien de garde, et que le problème était justement que nous n'étions pas assez stupide pour réussir un tour de force tel que cette obéissance sans faille.).
Offenser une police qui me tutoie et m'insulte.... Non franchement je rigole ! Que des gens qui m'ont matraquée, gazée, instultée, ignorée, dédaignée à un point qui en est absurde, me demande de
les respecter ?!
QU'ILS AILLENT SE FAIRE FOUTRE !!!
Apparemment lorsqu'on dit des choses du style sur internet maintenant, on peut se faire arrêter et condamner ?
PUTAIN MAIS POURQUOI EST-CE QUE PERSONNE NE RIGOLE, MERDE !!!
On nous parle d'une société qui "évolue" là où on perd progressivement des droits que nos ancêtres se sont battus pour avoir. Liberticide, qu'ils sont. Là où je cherche une alternative, ils
proposent une évolution dévolutive de la société. Ils proposent une démocratie sécuritaire autoritaire, et pourquoi pas totalitaire ? Les gens seront tellement plus heureux quand ils n'auront
plus besoin de penser.
Alors maintenant, qu'un de ces fafs, qu'un de ces mec qui me demandent un respect qu'ils ne me montrent pas m'explique sa logique à lui ? Je veux comprendre comment
on a pu en arriver là. Je veux savoir. Expliquez-moi.
En attendant, personne ne pourra m'enlever mon rire.